iT-News (Hyundai ioniq 6) – Et si la recharge bidirectionnelle devenait l’argument principal en faveur des voitures électriques ? Avec ces tempêtes de plus en plus nombreuses qui s’abattent sur la France, cela pourrait bien être le cas. Parce que oui, les électromobilistes (ceux dont le véhicule le permet) ont la capacité d’alimenter des appareils électriques, leur maison, voire soutenir le réseau grâce à leur auto. Xavier a tenu quatre jours grâce à sa Hyundai Ioniq 6 après le passage de la tempête Nils il y a quelques jours.
Des tempêtes, encore des tempêtes
La tempête Nils a balayé une partie du sud-ouest avec une rare intensité le 11 février 2026. En Nouvelle-Aquitaine, mais pas que, les rafales ont couché des arbres, arraché des toitures et privé des milliers de foyers d’électricité pendant plusieurs jours. Sans parler des crues et des inondations exceptionnelles qui ont suivi. Des routes sont restées encombrées plusieurs jours, le temps de dégager les troncs et de sécuriser les lignes. Certains habitants ont dû s’organiser pour faire face à des coupures prolongées.
Voitures électriques : la recharge bidirectionnelle a-t-elle un impact sur l’usure des batteries ? On a la réponse !
Si ces technologies restent encore marginales dans les usages quotidiens, elles prennent une dimension très concrète lorsque le courant disparaît. C’est précisément ce qu’a expérimenté Xavier, propriétaire d’une Hyundai Ioniq 6 depuis octobre 2023. Nous avions déjà eu l’occasion d’échanger l’an passé sur un autre sujet. Lorsque la tempête Nils frappe sa commune landaise, près de Morcenx, il ne se doute pas que sa berline électrique va devenir sa principale source d’énergie pendant quatre jours.
Après le passage de la tempête, le bilan matériel autour de sa maison est impressionnant. « Un pin est tombé juste devant chez nous, un olivier aussi », me raconte-t-il. Si son habitation n’a pas été directement touchée, les dégâts sont visibles à perte de vue. Les routes secondaires sont difficilement praticables, certaines toitures ont été partiellement arrachées et les équipes d’intervention s’activent pour sécuriser les lignes électriques. Et, très vite, son village et d’autres sont plongés dans le noir.
La voiture électrique à la place du groupe électrogène ?
La coupure va durer quatre jours. Une situation loin d’être anecdotique pour un foyer qui dépend de l’électricité, que ce soit pour l’éclairage, le froid alimentaire, la box internet et tous les autres équipements du quotidien. Comme beaucoup, Xavier possède un groupe électrogène thermique. Il tente de le démarrer. « Il s’est mis en route, mais il ne produisait pas d’électricité », m’explique-t-il. Raté ! C’est à ce moment-là qu’il décide de mobiliser sa voiture. Sa Hyundai Ioniq 6 est équipée de la fonction V2L.
Concrètement, le dispositif permet de délivrer jusqu’à 16 ampères, soit environ 3,6 kW de puissance. Suffisant, selon lui, pour couvrir les besoins essentiels du foyer. Avant toute manipulation, il prend une précaution indispensable : disjoncter complètement la maison. « C’est une priorité absolue pour ne pas mettre en danger les techniciens qui travaillent sur le réseau », insiste-t-il. En isolant son installation domestique du réseau public, il évite tout risque de réinjection accidentelle d’électricité vers les lignes extérieures.
Xavier a tenu 4 jours sans problème
Pour établir la connexion, Xavier utilise un adaptateur spécifique compatible avec les modèles Hyundai. Il l’a acheté en ligne sur AliExpress pour 30 euros (contre pas loin de 400 euros pour ceux vendus en concession). Cet accessoire, déjà testé à deux reprises lors de séjours en camping, lui permet d’alimenter son installation. « On a continué à vivre quasiment comme si de rien n’était ». Xavier note même une stabilité du courant supérieure à celle fournie par un groupe électrogène thermique.

































